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lundi 16 avril 2012

Contexte historique de Versailles.


Contexte historique

 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


  Cet événement fondateur de la Révolution française constitue une étape symbolique dans la destruction de l’absolutisme. L’ouverture des états généraux avait suscité une querelle de procédure : le tiers état souhaitait la réunion des trois ordres ainsi que le vote par tête, le vote par ordre donnant nécessairement la majorité au clergé et à la noblesse. Face au refus du roi, le tiers état se proclama Assemblée nationale et appela les deux autres ordres à le rejoindre. Louis XVI fit fermer la salle de réunion des députés. Ces derniers se portèrent alors dans la salle du Jeu de paume. Le 20 juin 1789, ils prêtèrent serment de ne jamais se séparer avant d’avoir rédigé une Constitution.

Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


  Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

La scène prend place dans la salle du Jeu de paume dont David dessina l’architecture in situ. Dans la composition d’ensemble connue par le grand et magnifique dessin de Versailles exposé au Salon de 1791, les députés sont regroupés au delà d’une ligne fictive comme sur la scène d’un théâtre, laissant ainsi au public l’illusion d’appartenir à l’autre moitié (invisible) des spectateurs de la scène. Cette théâtralité est encore relevée paLe destin du Serment du Jeu de paume est à l’image de la mouvance révolutionnaire : la souscription lancée par les jacobins pour financer sa réalisation n’aboutit point. La Constituante décida de financer l’œuvre de David aux frais du « Trésor Public », mais l’engagement progressif de l’artiste dans la Révolution et le fossé qui se creusa entre les modérés et les extrémistes rendirent caduque cette divinisation de l’unité nationale, et la toile ne fut jamais achevée. Elle reçut même, selon le témoignage de Vivant Denon, de nombreux coups de baïonnette lors de l’insurrection du 10 août 1792, alors qu’elle était entreposée dans la Grande Galerie du Louvre.r la gestuelle des députés prêtant serment.


  Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

 Sur la toile inachevée, la nudité suggérée sous les vêtements concourt encore à l’idéalisation de la scène à laquelle David n’assista pas, mais qu’il souhaita hisser au rang d’acte universel. Tous les regards convergent vers Bailly, maire de Paris, ébauché sur la toile au crayon blanc, comme l’ensemble des figures encore nues. C’est Bailly, doyen du tiers état, qui répond au marquis de Dreux-Brézé, émissaire du roi : « Je crois que la nation assemblée ne peut pas recevoir d’ordres. » Sur ces dessins à l’anatomie parfaite, héroïque, sont esquissés les habits à la peinture grise, puis les corps sont à nouveau, toujours nus, remodelés à la peinture grise ombrée de bistre.


  Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

Le grand fragment de la toile inachevée de David présente quatre portraits presque finis : Barnave, Michel Gérard, Dubois-Crancé et Mirabeau. Parmi les personnages ébauchés on distingue Robespierre, Dom Gerle, l’abbé Grégoire, Rabaud-Saint-Etienne, le docteur Guillotin et Treilhard. Quant au grand dessin d’ensemble, même si plusieurs personnages, dont Bailly, y sont déjà reconnaissables, le livret du Salon de 1791 précisait curieusement que « l’Auteur n’a pas eu l’intention de donner la ressemblance aux membres de l’Assemblée ». David n’en avait pas moins commencé à peindre quelques têtes


 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


David souhaite ici fonder une nouvelle peinture à l’image de la nouvelle France révolutionnaire : toile symbole s’il en est, Le Serment du Jeu de paume aurait dû rivaliser avec L’École d’Athènes d’un Raphaël tant par l’ampleur de la composition que par le souffle qui l’anime, par son théâtral dépouillement, sa pureté inspirée de l’antique, que par l’ordre et la clarté qui président à la distribution des personnages et à la rigueur de l’action. La notion même de serment, symbole de l’engagement de la nation dans son unité indestructible, sera au cœur de tous les grands engagements de la Révolution. C’est l’idée de la fête unificatrice (comme celle de la Fédération) qui préside donc à l’exécution de ce chef-d’œuvre dont la destination, voulue par la Constituante, était la salle des séances de l’Assemblée.

 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


 Le destin du Serment du Jeu de paume est à l’image de la mouvance révolutionnaire : la souscription lancée par les jacobins pour financer sa réalisation n’aboutit point. La Constituante décida de financer l’œuvre de David aux frais du « Trésor Public », mais l’engagement progressif de l’artiste dans la Révolution et le fossé qui se creusa entre les modérés et les extrémistes rendirent caduque cette divinisation de l’unité nationale, et la toile ne fut jamais achevée. Elle reçut même, selon le témoignage de Vivant Denon, de nombreux coups de baïonnette lors de l’insurrection du 10 août 1792, alors qu’elle était entreposée dans la Grande Galerie du Louvre.

 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

Journée Découverte à Versailles.


Au début de la Révolution française, une épreuve de force s’engage entre les représentants du tiers état d’une part, le roi et les ordres privilégiés d’autre part. La réunion des premiers états généraux depuis 1614 suscite d’immenses espoirs dans la bourgeoisie pétrie des idées des Lumières. Elle espère des réformes profondes qui lui permettront d’accéder au pouvoir : souveraineté nationale, fin de la société d’ordres, égalité devant l’accès aux emplois publics, grandes libertés, garanties judiciaires. Le désenchantement est à la mesure de ces attentes. Le roi ne semble se préoccuper que de réformes fiscales. Le tiers état sait qu’il ne pourra faire triompher ses vues que si l’ancestrale organisation des états généraux est modifiée. Traditionnellement, chaque ordre possédait une voix. Il y avait donc deux voix pour les privilégiés, et une pour les non-privilégiés qui représentent à l’époque 97 % de la population française. Le tiers état et les députés réformistes de la noblesse et du clergé réclament le vote par tête. Si chaque député dispose d’une voix, tout parait possible.

Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


 Le 6 mai 1789, les députés du tiers état aux états généraux refusent de se réunir séparément des représentants des deux autres ordres. Après un mois de discussion et de négociation, ils décident de prendre l’initiative en invitant leurs collègues à se joindre à eux pour une vérification bailliage par bailliage des pouvoirs des élus des trois ordres. Le 16 juin, dix élus du clergé répondent à leur nom lors de l’appel quotidien. Les députés du tiers sentant leur heure venue, adoptent le 17 juin une motion faisant d’eux l’Assemblée nationale, la seule à pouvoir consentir l’impôt. Les députés du clergé, majoritairement de simples curés, soutiennent ce coup d’État sans violence et décident le 19 juin de se joindre à eux. L’heure du triomphe semble proche.

Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


 Louis XVI décide alors de résister. Il prévoit de réunir, le 22 juin, les députés des trois ordres lors d’une séance royale où il casserait toutes les décisions du Tiers. En attendant, il lui faut empêcher tout débat et toute nouvelle décision. Le 20 juin 1789, sous prétexte de réparations à faire pour la prochaine séance, les gardes interdisent aux députés du tiers état l’accès à la salle de l’hôtel des Menus Plaisirs, où se tenaient les états généraux.

Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.


 Les députés se réunissent alors dans la salle du Jeu de paume, à Versailles. Aidé par le député Jean-Joseph Mounier, l'abbé Emmanuel-Joseph Sieyès s’empresse de rédiger la célèbre formule du serment du Jeu de paume, « de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides ». Ce texte est lu par Jean-Sylvain Bailly. Il ne s’agit rien moins que d’emporter la décision des hésitants et de les contraindre en quelque sorte à aller de l’avant. Ce serment est voté à l’unanimité moins une voix, celle de Martin-Dauch de Castille.

Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.



Le 23 juin, le tiers montre sa volonté de tenir son serment. Prenant la parole devant l’Assemblée, Louis XVI casse les décisions du tiers et interdit aux trois ordres de siéger en commun. Il promet pourtant quelques réformes (égalité devant l’impôt, abolition de la taille, des corvées, des lettres de cachet, etc.) et conclut en enjoignant aux représentants de se retirer.
Le souverain parti, les gardes semblent vouloir disperser par la force les députés du Tiers qui refusent d’obéir. Quelques députés de la noblesse, dont La Fayette mettent la main à l’épée. C’est à ce moment que Mirabeau aurait prononcé la fameuse phrase, dont plusieurs versions existent: « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! »
Le roi capitule. « Eh bien, dit-il, s’ils ne veulent pas s’en aller, qu’ils restent ! » Le 27 juin, il ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une chambre.

 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

Jean-Baptiste-Pierre Bevière (1723-1807) est célèbre pour avoir rédigé le serment du Jeu de Paume. Constituant rallié à l’Empire, il est enterré au Panthéon.
« L'Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ;
Arrête que tous les membres de cette assemblée prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres et chacun d’eux en particulier confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable.
Lecture faite de l’arrêté, M. le Président a demandé pour lui et pour ses secrétaires à prêter le serment les premiers, ce qu’ils ont fait à l’instant ; ensuite l’assemblée a prêté le même serment entre les mains de son Président. Et aussitôt l’appel des Bailliages, Sénéchaussées, Provinces et Villes a été fait suivant l’ordre alphabétique, et chacun des membres  présents [en marge] en répondant à l’appel, s’est approché du Bureau et a signé.
[en marge]  M. le Président ayant rendu compte à l’assemblée que le Bureau de vérification avait été unanimement d’avis de l’admission provisoire de douze députés de S. Domingue, l’assemblée nationale a décidé que les dits députés seraient admis provisoirement, ce dont ils ont témoigné leur vive reconnaissance ; en conséquence ils ont prêté le serment, et ont été admis à signer  l’arrêté.
Après les signatures données par les Députés, quelques uns de MM. les Députés, dont les titres ne sont pas [….] jugés, MM. les Suppléants se sont présentés, et ont demandé qu’il leur fût permis d’adhérer à l’arrêté pris par l’assemblée, et à apposer leur signature, ce qui leur ayant été accordé par l’assemblée, ils ont signé.
M. le Président a averti au nom de l’assemblée le comité concernant les subsistances de l’assemblée dès demain chez l’ancien des membres qui le composent. L’assemblée a arrêté que le procès verbal de ce jour sera imprimé par l’imprimeur de l’assemblée nationale.
La séance a été continuée à Lundi vingt-deux de ce mois en la salle et à l’heure ordinaires ; M. le Président et ses Secrétaires ont signé. »



 Aqwaman : Nikon D 3100 , Objectif 55 / 300 MM.

vendredi 17 février 2012

homicide sur la personne de Sa Majesté Élisabeth Amélie Eugénie, Impératrice d’Autriche



 
EXTRAIT DE L’ACTE D’ACCUSATION

Voici un extrait de l’acte d’accusation



Le Procureur Général expose que par ordonnance en date du 22 octobre 1898, la chambre d’Instruction de la République et Canton de Genève, a renvoyé par devant la Cour de Justice Criminelle siégeant avec le concours du jury puisse être jugé le nommé Lucheni Luigi, né à Paris, en Avril 1873, fils de Louise Lucheni, manœuvre italien, actuellement détenu.
Comme accusé : d’avoir le 10 septembre 1898, à Genève, volontairement commis homicide sur la personne de Sa Majesté Élisabeth Amélie Eugénie, Impératrice d’Autriche, Reine de Hongrie, en se servant contre elle d’un instrument piquant, de forme triangulaire et allongée, avec cette circonstance que cet homicide a été commis avec préméditation et guet-apens.
Crime d’assassinat prévu et puni par les articles 83.84.249.251 et 252 du Code pénal. Le Procureur Général, après un nouvel examen de la procédure déclare :
Le 30 avril 1898, S.M.l’Impératrice d’Autriche, Reine de Hongrie qui revenait des eaux de Nauheim, arrivait au grand Hôtel de Caux, souffrante depuis un certain temps, elle attendait de son séjour en Suisse, le rétablissement de sa santé; elle était accompagnée de plusieurs dignitaire de sa Cour, mais voyageait strictement incognito sous le nom de Comtesse de Hohenembs.
Ainsi que ce fût le cas lors de ses précédents séjours, dans le Canton de Vaud, elle désira se rendre à Genève, spécialement dans le but de visiter Mme la Baronne de Rothschild, a qui elle manifesta son intention, par lettre le jeudi 8 septembre.

Le vendredi 9, à une heure de l’après midi, S.M. débarquait au Quai du Mont-blanc, et se faisait conduire, immédiatement, à Pregny, chez Madame la Baronne de Rothschild; elle passa la majeure partie de l’après midi en sa compagnie; elle revint à Genève à 6 heures, à l’Hôtel Beau Rivage, où ses appartements avaient été préparés, dans la soirée, elle sortit à pied avec sa dame d’honneur, Madame la Comtesse de Sztaray, traversa la ville, alla jusqu’à la place Bel Air et au Boulevard du théâtre, visita plusieurs magasins et regagna, ensuite, son hôtel aux environs de neuf heures.
Le Samedi 10 septembre, l’impératrice et la Comtesse Sztaray sortirent de nouveau de l’hôtel vers 11 heures, visitèrent encore divers magasins et, après une courte promenade, rentrèrent à l’hôtel Beau Rivage à 13h15.
Devant s’embarquer pour Territet sur le bateau « Le Genève », qui partait à 13h40, elles quittèrent définitivement l’hôtel à 13h30 et se dirigèrent sur le trottoir qui longe le lac, l’Impératrice se trouvant à droite; lorsqu’elles arrivèrent à peu près à la hauteur de l’hôtel de la Paix, un individu, qui c’était accoudé sur la barrière du lac, s’avança vers l’Impératrice en courant, se baissa, comme s’il voulait regarder sous son ombrelle, et lui porta un coup, en pleine poitrine, avec une rapidité telle, que nul n’observa qu’il tenait une arme à la main; la violence du choc terrassa l’Impératrice.
Aidée de la Comtesse Sztaray et d’un assistant, elle se releva. Debout, elle désira marcher seule et continuer sa route jusqu’à l’embarcadère; à une question de sa dame d’honneur qui lui demandait si elle souffrait, elle répondit : « Je ne sais pas, je crois que j’ai mal à la poitrine ! »

A peine arrivée sur le bateau, S.M. eût une syncope et resta quelques minutes sans connaissance; nul ne songeait, alors, à la gravité de l’évènement qui venait de se produire; le bateau partit; l’Impératrice revint à elle et prononça même ces mots « Que m’est-il arrivé », elle perdit de nouveau connaissance et son état s’aggrava assez rapidement, à ce moment le bateau était sorti de la rade et se trouvait à la hauteur de la Campagne Péantamour à Sécheron, il fût décidé de faire machine en arrière et d’aborder au débarcadère des Pâquis, le plus voisin de l’hôtel Beau Rivage; le bateau aborda; entre temps, une civière avait été improvisée au moyen de deux rames réunies par des pliants.

C‘est ainsi que l’Impératrice fût transportée à son hôtel; quelques minutes après, elle expirait en présence de Madame la Comtesse Sztaray, de Mme Meyer, directrice de l’hôtel et de M. le Docteur Golay, qui avait été mandé dés que l’on vit le bateau revenir en arrière.

A la nouvelle du décès de S.M., une consternation profonde s’empara de tous les habitants de notre ville, Magistrat et citoyens manifestèrent, spontanément, leur horreur pour le crime infâme qui venait de se commettre et leur sympathie envers ceux qu’il atteignait directement.

L‘agresseur de l’Impératrice, aussitôt après l’avoir frappée, s’était enfui dans la direction de la rue des Alpes, il fût poursuivit par plusieurs témoins de son acte; lorsqu’il arriva à la hauteur du N°5 de la rue des Alpes, il se trouva en présence de Me Rouge aiguilleur à (??), qui venait en sens inverse et étendit les bras pour lui barrer le passage; M.M. Chammartin, électricien, Willemin, cocher, puis Fraux, cocher, qui le poursuivaient et étaient sur le point de l’atteindre, prêtèrent, alors, main-forte et le maintinrent en état d’arrestation, tandis qu’il cherchait à se dégager de leur étreinte. Conduit au Poste de la police des Pâquis, il chantonnait en route, il fût ensuite conduit au Palais de Justice.

Interrogé, il déclara se nommer Luigi Lucheni, être arrivé à Genève le 5 septembre, venant de Lausanne, ou il séjournait depuis le 20 mai et s’être rendu à Genève dans le but de tuer le Prince d’Orléans dont les journaux, disait-il, avaient annoncé la présence; ne l’ayant pas trouvé, Lucheni se serait rendu à Evian, le Mercredi 7, dans l’espoir de l’y rencontrer, déçu sans cet espoir, il serait revenu, le lendemain, à Genève, résolu à attendre, pour le frapper, quelque personnage de marque.
Il apprit dit-il par les journaux du Vendredi 9, que l’Impératrice d’Autriche était descendue à l’Hôtel Beau Rivage, il se mit alors en surveillance dans les rues environnant cet hôtel et ne cessa sa surveillance que pour aller prendre ses repas.

Le Samedi 10, à 13h30, il vit le valet de chambre de l’impératrice se rendre au bateau; connaissant sa Majesté pour l’avoir vue dit-il, à Buda-Pesth en 1894, il se plaça sur le parcours qu’elle devait suivre et, lorsqu’elle fût à sa portée, il s’élança et la frappa au cœur, avec une lime triangulaire qu’il avait achetée, quelques jours auparavant, à Lausanne, dans le but de commettre un attentat; il savait, a-t-il dit, qu’une telle arme occasionnait une blessure des plus dangereuses; « en frappant, ajouta t’il , j’ai eu le sentiment que l’arme pénétrait profondément et que l’Impératrice devait mourir ».
Il reconnût, ensuite, s’être enfui après le crime et s’être débarrassé de son arme. Au cours de son interrogatoire, le téléphone annonça que l’Impératrice venait d’expirer; dés que cette nouvelle fût portée à sa connaissance, Lucheni manifesta une grande joie. Il avoua être anarchiste et avoir agi avec préméditation, dans un but exemplaire, pour faire avancer la cause anarchiste; il nia catégoriquement avoir des complices.

Dés que le décès de l’Impératrice leur eût été annoncé, le Procureur Général et le Juge d’Instruction se rendirent à l’Hôtel Beau Rivage, accompagnés de M. le Docteur Mégevand, requis pour procéder à l’examen de la blessure et, le cas échéant, à une autopsie partielle, ces Messieurs furent rejoint plus tard par M. le Professeur Reverdin, puis par M. le Professeur Gosse, qui devait collaborer avec M. le Docteur Méquevand. Une autopsie partielle fût reconnu indispensable et il fût décidé qu’il y serait procédé le lendemain.
S.M. l’Empereur d’ Autriche avait, dans l’intervalle, été prévenu de cette nécessité et déclarait, par dépêche, s’en remettre aux décisions des Magistrats Genevois.
L’autopsie révéla l’existence d’une plaie triangulaire, occasionné par un instrument allongé et piquant, qui avait fissuré la 4e côte dans toute son épaisseur et,  en pénétrant avait déchiré le péricarde et traversé, de part en part, le ventricule gauche du cœur.
La mort était indiscutablement consécutive à ces lésions, l’écoulement progressif du sang, ayant arrêté les fonctions du cœur.
Deux heures après le crime, la concierge du N°3 de la rue des Alpes ramassait, à l’entrée de l’allée de sa maison, une lime triangulaire grossièrement emmanchée.
Si l’on observe qu’elle fût trouvée sur le passage de Lucheni lorsqu’il fuyait, que celui ci ne portait aucune autre arme lors de son arrestation, que dés son premier interrogatoire, soit plus , une heure auparavant, il en avait fait la description; si l’on observe encore que cette lime correspond aux lésions constatées, qu’exhibée à Lucheni, il la reconnût et, qu’en outre, un nommé Martinelli arrêté et complice de Lucheni, déclara l’avoir vue en sa possession à Lausanne et l’avoir emmanchée sur sa demande, il est hors de doute que, malgré toutes les suppositions qui se sont produites, telle est l’arme qui a causé la mort de l’Impératrice; si elle ne présente pas de traces de sang perceptibles, ce qui serait, scientifiquement explicable, c’est qu’elle ne fut remise à la Justice que le Dimanche 11 seulement, après avoir passé en plusieurs mains, la concierge qui l’avait trouvée ayant cru qu’il s’agissait d’un outil égaré par une personne qui déménageait.

Lucheni s’est défendu avec énergie d’avoir des complices; cependant, et bien que nulle participation effective d’un complice n’ait été démontrée, il est possible que l’acte qu’il a commis ne soit pas le fait d’une conception purement individuelle, il a, en tous cas, dans cette conception la part la plus large, il est l’initiateur principal et l’exécuteur direct de son acte, mais, certaine réticences de sa part et d’évidentes inexactitudes de son récit, donnent à penser que Lucheni a beaucoup à dissimuler, et, comme ce n’est point pour lui même, puisqu’il ne s’épargne nullement dans ses déclarations, ce ne peut être qu’en faveur d’autrui.

 


ÉLISABETH d'Autriche
"Sissi"
24 décembre 1837 - 10 septembre 1898

jeudi 16 février 2012

La nouvelle position d'Élisabeth ,les vestiges d'une reine.

 
Lime de 9 cm et demi de long utilisée pour poignarder l'impératrice.
 
Luccheni voulait assassiner le duc d'Orléans mais celui-ci avait changé son emploi du temps. Il s'est « rabattu » sur l'impératrice. Il attend près de l'hôtel Beau-Rivage où Sissi est descendue. À 13h35, celle-ci sort - incognito comme toujours, sous le nom de Comtesse de Hohenembs - au bras de sa dame de compagnie, Marie Festetics. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d'une lime (exposée à Vienne dans un musée dédié à l'impératrice), s'échappe mais est arrêté quelques mètres plus loin par des passants. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu'elle fait avec peine. Le bateau appareille et peu après l'impératrice perd connaissance. En ouvrant son corsage, le médecin observe un infime point rouge au-dessus du sein gauche. Sa dame de compagnie révèle alors le nom de sa maîtresse et le bateau revient à quai. Ramenée dans ses appartements, Sissi décède à 14h40 dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel.
Son corps repose aux côtés des corps des 137 autres membres de la dynastie des Habsbourg-Lorraine, dans la crypte des Capucins, à Vienne.


                       Reconstitution d'un artiste sur l'assassinat de l'impératrice.

50e anniversaire d'accession au trône. Le 10 septembre 1898, à l'âge de 60 ans, elle est assassinée à Genève, en sortant de l’hôtel Beau-Rivage, situé face au lac Clément, par Louis Lucheni  dont le seul but était de se faire un nom en accomplissant une action éclatante - comme il le déclarera lors de son interrogatoire dans lequel il affirme n'avoir jamais été anarchiste.





Louis Lucheni (Paris 12, 22 avril 1873 - Genève, 19 octobre 1910) qui eut une enfance difficile en étant abandonné par ses parents, était un anarchiste illégaliste italien, assassin en 1898 d'Élisabeth de Wittelsbach, impératrice d’Autriche, plus connue sous le surnom de « Sissi. » Pour ce meurtre, il fut condamné à la réclusion à perpétuité.
Il se pendra dans sa cellule le 19 octobre 1910.




Louis Lucheni  (fichier de Police)


 Aqwaman : Nikon Coolpix 4300 / 4.0 Mégapixels.

 

Souveraine meurtrie 

Au cours des années, les morts successives de sa fille aînée Sophie (alors âgée de deux ans), de son beau-frère l'empereur Maximilien du Mexique (exécuté sommairement en 1867), celle prématurée de Maximilien, prince de Tours-et-Taxis (mari d'Hélène) la même année, de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Max, de sa mère la duchesse Ludovica de Bavière, de son ami le comte Gyula Andrássy (que d'aucuns ont prétendu à tort être le père de Marie-Valérie), de sa sœur Sophie-Charlotte, duchesse d'Alençon brûlée vive dans le tristement célèbre incendie du Bazar de la Charité et la folie dont est atteinte sa belle-sœur (bien que détestée) Charlotte et qui durera 60 ans, mais surtout la mort restée mystérieuse et entourée d'une atmosphère de scandale de son fils unique l'archiduc Rodolphe à Mayerling en 1889, plongent Élisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles. Elle décide de ne plus porter que le deuil (en noir), et n'ayant plus de liens avec la cour de Vienne (sa fille Valérie s'est mariée en 1890), accentue ses voyages à travers l'Europe. Passionnée par la Grèce antique et les héros homériques, elle apprécie particulièrement Corfou, où elle fait construire un magnifique palais de style antique, l'Achilleion. Elle séjournera aussi en 1896-1897 en France à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap, près duquel a été érigé un monument à sa mémoire dans le petit « square Sissi »

 

 



 

Une inlassable mouette


La nouvelle position d'Élisabeth a pour effet de distendre un peu plus les liens qui l'unissent à l'Autriche, et surtout à cette cour impériale qu'elle déteste. Elle s'entoure de dames de compagnie uniquement hongroises, parmi lesquelles Marie Festetics, et Ida Ferenczy. L'impératrice passe de plus en plus de temps à l'étranger en particulier à Gödöllő, et ne rentre à Vienne qu'en de rares occasions. Elle se surnomme elle-même « la mouette des mers ». Elle confie un jour à son fils Rodolphe que si elle devait s'établir au même endroit pour le restant de ses jours « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l'enfer ». À travers ses évasions, c'est elle-même qu'elle fuit, et cette relation conjugale qu' elle ne peut assumer et qui l'étouffe. Au fil des années, les époux ne se retrouvent que rarement. Francois-Joseph en souffre, et Élisabeth, qui culpabilise de ses absences répétées, pousse son époux dans les bras d'une actrice réputée, Katharina Schratt. La relation en restera d'ailleurs au stade de l'amitié mais Francois-Joseph trouvera auprès de « l'amie » - c'est ainsi que le couple impérial désigne Schratt dans ses lettres - l'atmosphère « familiale » qui lui manquait depuis la mort de sa mère en 1872.



 
Le rôle politique d'Élisabeth dans l'élaboration du Compromis austro-hongrois, sans avoir été déterminant, est incontestable. Au moins dans l'influence qu'elle eut auprès de François-Joseph à surmonter sa répugnance vis-à-vis des Magyars et celle de ces derniers à l'encontre de leur roi. La répression de la révolution hongroise de 1848/1849 avait laissé des traces d'amertume d'autant plus profondes dans les élites et dans le peuple hongrois qu'il avait fallu que François-Joseph, débutant, fasse appel aux troupes russes pour rétablir l'ordre.






La joie éprouvée lors du compromis avec la Hongrie raviva pour une courte période sa relation avec François-Joseph et Sissi revint sur sa décision de ne plus tomber enceinte. Un an après le couronnement, elle donna à Budapest le jour à une fille, Marie-Valérie. Cette couronne de Hongrie et la naissance de cette enfant, pour laquelle elle éprouvera toute sa vie un amour exclusif et oppressant, marqueront un tournant dans la vie d'Elisabeth. Elle s'est enfin imposée. L'archiduchesse Sophie, encore sous le choc de l'exécution de son fils, l'archiduc Maximilien, à Queretaro au Mexique, n'est plus que l'ombre d'elle-même (elle mourra cinq ans plus tard). La confrontation entre les deux femmes est définitivement terminée.



 

Une inlassable mouette


La nouvelle position d'Élisabeth a pour effet de distendre un peu plus les liens qui l'unissent à l'Autriche, et surtout à cette cour impériale qu'elle déteste. Elle s'entoure de dames de compagnie uniquement hongroises, parmi lesquelles Marie Festetics, et Ida Ferenczy.
L'impératrice passe de plus en plus de temps à l'étranger en particulier à Gödöllő, et ne rentre à Vienne qu'en de rares occasions. Elle se surnomme elle-même « la mouette des mers ». Elle confie un jour à son fils Rodolphe que si elle devait s'établir au même endroit pour le restant de ses jours « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l'enfer ».
À travers ses évasions, c'est elle-même qu'elle fuit, et cette relation conjugale qu' elle ne peut assumer et qui l'étouffe. Au fil des années, les époux ne se retrouvent que rarement. Francois-Joseph en souffre, et Élisabeth, qui culpabilise de ses absences répétées, pousse son époux dans les bras d'une actrice réputée, Katharina Schratt. La relation en restera d'ailleurs au stade de l'amitié mais Francois-Joseph trouvera auprès de « l'amie » - c'est ainsi que le couple impérial désigne Schratt dans ses lettres - l'atmosphère « familiale » qui lui manquait depuis la mort de sa mère en 1872.



Souveraine meurtrie

Au cours des années, les morts successives de sa fille aînée Sophie (alors âgée de deux ans), de son beau-frère l'empereur Maximilien du Mexique (exécuté sommairement en 1867), celle prématurée de Maximilien, prince de Tours-et-Taxis (mari d'Hélène) la même année, de son cousin le roi Louis II de Bavière, retrouvé noyé dans le lac de Starnberg, de son père le duc Max, de sa mère la duchesse Ludovica de Bavière, de son ami le comte Gyula Andrássy (que d'aucuns ont prétendu à tort être le père de Marie-Valérie), de sa sœur Sophie-Charlotte, duchesse d'Alençon brûlée vive dans le tristement célèbre incendie du Bazar de la Charité et la folie dont est atteinte sa belle-sœur (bien que détestée) Charlotte et qui durera 60 ans, mais surtout la mort restée mystérieuse et entourée d'une atmosphère de scandale de son fils unique l'archiduc Rodolphe à Mayerling en 1889, plongent Élisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles. Elle décide de ne plus porter que le deuil (en noir), et n'ayant plus de liens avec la cour de Vienne (sa fille Valérie s'est mariée en 1890), accentue ses voyages à travers l'Europe. Passionnée par la Grèce antique et les héros homériques, elle apprécie particulièrement Corfou, où elle fait construire un magnifique palais de style antique, l'Achilleion. Elle séjournera aussi en 1896-1897 en France à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap, près duquel a été érigé un monument à sa mémoire dans le petit « square Sissi »


L'impératrice et reine Élisabeth Sissi à Corfou En 1859

  L'impératrice et reine Élisabeth



La jeune Elisabeth
 
À 14 ans, la jeune duchesse s'éprend d'un écuyer de son père nommé Richard et songe à l'épouser. Refusant cette alliance trop peu brillante (le jeune est certes noble mais seulement issu d'une famille comtale), la duchesse Ludovika éloigne le jeune homme qui meurt quelque temps plus tard de la tuberculose. Sissi est désespérée et se confie à son journal dans un poème déchirant.

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Vivant dans une étroite complicité voire sous l'influence de sa mère, l'archiduchesse Sophie, à qui il doit son trône, le jeune empereur avait d'abord demandé la main de la princesse Anne de Prusse. Malgré l'intervention de la reine Elisabeth, sœur de l'archiduchesse Sophie, la cour de Berlin ne désirant pas s'allier avec sa rivale de Vienne, avait refusé cet honneur. L'archiduchesse s'était alors tourné vers la Saxe mais la princesse Sidonie n'eut pas l'heur de plaire à son impérial cousin. L'archiduchesse se tourna en troisième choix vers la Bavière, troisième puissance Allemande et avait choisi l'aînée de ses nièces, la duchesse Hélène en Bavière, âgée de 19 ans.

 
En 1859, après la guerre contre la France et la Sardaigne, l'empereur revient à Vienne, il est défait, il a perdu et dans la foule on crie à l'abdication en faveur de Maximilien. De plus à son retour, tout à changé, il ne reconnait plus sa femme, et s'en éloigne. Il part retrouver les comtesses qu'il voyait avant son mariage pour faire son éducation sexuelle et bien sûr à la cour on ne se gêne pas pour en parler espérant que cela arrive aux oreilles d'Élisabeth. C'est la goutte d'eau qui provoque son mal. Elle se met à tousser et on la croit perdue.


 
Elle passera quelques mois sur l'Île de Madère, puis on la fera revenir à Vienne, mais, dès son retour, son mal réapparait encore plus fort que lorsqu'elle était partie. On l'emmène à Corfou, croyant qu'elle n'en reviendra pas. Là-bas, les médecins cherchent à soigner son aversion pour Vienne et pour la cour, bien plus que son mal physique. C'est à Corfou qu'elle commencera une collection de photos de femmes en tout genre, afin de l'aider à apprivoiser son image. Elle revient à Vienne après deux ans d'absence. Plus sereine, prête à accepter la cour et le palais qu'elle appelle sa « prison dorée », elle a pourtant envie de voyager de par le monde, ce qu'elle fera très souvent, délaissant mari, devoirs et enfants.
Nonobstant, si Élisabeth n'a pas eu le droit d'éduquer ses trois premiers enfants (la première, Sophie, est morte très jeune), elle a su intervenir quand il le fallait, par exemple pour le choix du précepteur de l'archiduc héritier Rodolphe.





 
Pour éviter de prendre du poids, Élisabeth s'astreint à la pratique du tightlacing et à consommer uniquement du lait et du bouillon de poulet, des substances très nourrissantes  (par exemple le jus de six kilos de viande de bœuf en guise de déjeuner)  mais absolument répugnantes au palais[réf. nécessaire], mises au point pour combler les besoins alimentaires des ouvriers trop pauvres pour acheter la nourriture normale des marchés. Dans le même but, elle passe beaucoup de temps à la marche forcée, au cheval, une à deux heures chaque matin à la gymnastique (notamment dans des salles d'agrès aménagées dans toutes ses villas avec anneaux, barre fixe et haltères). L'impératrice était tellement obsédée par la peur de grossir - poids maximum de 50 kg pour 1 m 72 - que certains la considèrent a posteriori comme souffrant d'anorexie mentale.
Souffrant de neurasthénie, elle drape ses pièces de noir et les orne de statues cadavériques, exige que ses domestiques portent une livrée noire.




mercredi 15 février 2012

L'Andalousie 2006 et son Architecture



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Même si elle a connu un spectaculaire développement économique ces vingt dernières années, l'Andalousie reste la seconde région la moins riche d'Espagne. Elle a comme atout d'en être la région la plus peuplée et d'être très touristique avec plus de 7 millions de visiteurs chaque année. Elle est devenue la troisième région d'Espagne pour les nouvelles technologies de l'information. Mais malgré cela, les emplois restent peu qualifiés, la région reste très dépendante du tourisme et de la construction. Éloignée des grands marchés européens, elle so
L'Andalousie est la patrie du flamenco. C'est également la région d'origine du cheval de pure race espagnole, et un des hauts-lieux de la tauromachie. Les arènes de la Real Maestranza de Séville et les Arènes des Califes de Cordoue sont deux places de première catégorie. Qui plus est, une bonne part des élevages de toros bravos est implantée dans les provinces de Cadix, Huelva et Séville.
L'Andalousie est le théâtre d'un très grand nombre de fêtes tout au long de l'année. Les fêtes religieuses les plus importantes sont la Semaine sainte (particulièrement fastueuse à Séville et à Málaga) et le Pèlerinage d'El Rocío, à la Pentecôte, qui rassemble plusieurs centaines de milliers d'andalous. Les ferias sont les fêtes profanes les plus courues ; chaque ville et village en organise une, souvent à l'occasion des festivités liées au saint patron de la localité. Les plus célèbres sont la Feria de Abril de Séville, la Feria de Nuestra Señora de la Salud de Cordoue et la Feria del Caballo de Jerez de la Frontera. Le carnaval de Cadix est également très couru.
uffre aussi d'un manque de tissu industriel et d'investissements étrangers. 





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En analysant les différents sous-secteurs, l'industrie alimentaire représente, dans l'industrie andalouse, plus de 16 % de la production totale. Par comparaison avec l'économie espagnole, ce sous-secteur est pratiquement le seul qui ait un certain poids dans l'économie nationale avec 16,16 %. Loin derrière, la fabrication de produits destinés à l'exportation représente un peu plus de 10 % de l'économie espagnole. Des entreprises comme Cruzcampo (Groupe Heineken), Puleva, Domecq, Renault-Andalousie ou de Santana Motor sont des exemples de ces deux sous-secteurs. On notera le secteur aéronautique andalou, en seconde position au niveau national, derrière Madrid et qui représente environ 21 % du total en termes de chiffre d'affaires et d'emploi, et qui met en lumière des sociétés comme Airbus, Airbus Military, ou Alestis, nouveau venu sur ce marché. Au contraire, le peu de poids, au niveau national, de l'économie régionale dans des secteurs aussi importants que le textile ou l'électronique est symptomatique .

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Dans le domaine de l'architecture, l'Andalousie se distingue du reste de l'Espagne par l'importance quantitative et qualitative de vestiges de l'époque d'Al-Ándalus. Nombreux sont les châteaux et forteresses (château de Baños de la Encina, forteresse d'Alcalá de Guadaíra, alcazabas de Málaga et d'Almería,...), les palais (Alhambra de Grenade, alcázar de Jerez de la Frontera, site archéologique de Madinat al-Zahra), les mosquées (Grande Mosquée de Cordoue, mosquée d'Almonaster la Real, Giralda de Séville), les bains (Jaén, Grenade, Cordoue) à être parvenus - intacts ou plus ou moins remaniés - jusqu'à nos jours, du fait de la présence prolongée des musulmans dans la région, qui ne fut conquise qu'entre 1224 et 1492.
Après la conquête, les Castillans reprirent les canons de l'art hispano-mauresque dans l'architecture mudéjare, dont la plus brillante réalisation est l'Alcázar de Séville. Ils introduisirent par ailleurs l'architecture gothique, mise en œuvre dans des ensembles castraux (Alcazar de Cordoue) ou dans des constructions religieuses.

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L'Andalousie est la patrie du flamenco. C'est également la région d'origine du cheval de pure race espagnole, et un des hauts-lieux de la tauromachie. Les arènes de la Real Maestranza de Séville et les Arènes des Califes de Cordoue sont deux places de première catégorie. Qui plus est, une bonne part des élevages de toros bravos est implantée dans les provinces de Cadix, Huelva et Séville.
L'Andalousie est le théâtre d'un très grand nombre de fêtes tout au long de l'année. Les fêtes religieuses les plus importantes sont la Semaine sainte (particulièrement fastueuse à Séville et à Málaga) et le Pèlerinage d'El Rocío, à la Pentecôte, qui rassemble plusieurs centaines de milliers d'andalous. Les ferias sont les fêtes profanes les plus courues ; chaque ville et village en organise une, souvent à l'occasion des festivités liées au saint patron de la localité. Les plus célèbres sont la Feria de Abril de Séville, la Feria de Nuestra Señora de la Salud de Cordoue et la Feria del Caballo de Jerez de la Frontera. Le carnaval de Cadix est également très couru.

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