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mardi 11 octobre 2022

Tiki Village

Tiki Village Moorea

Bienvenue au Tiki Village, reconstitution d’un village polynésien d’antan avec son Marae lieu de culte traditionnel.

Vous pourrez y découvrir la culture polynésienne d’aujourd’hui et d’autrefois dans un lieu unique en bord de lagon. Venez y découvrir les différents ‘Fare’ (habitation traditionnelles) et leurs habitants et vous essayer aux pratiques artisanales tahitiennes au cours de leurs ateliers culturels.

Le restaurant ‘Le Tiki’ en bord de lagon vous accueille du mardi au samedi inclus pour déguster les spécialités tahitiennes.

Vous pourrez également assister à un mini-show gratuit à 13h00.

Une visite culturelle pour toute la famille.

Le Village se situe dans la Commune d’ Haapiti au sud-ouest de l’île, région peu habitée de l’île et encore très préservée des habitations et complexes hôteliers.

La visite du village s’effectue par la réception ou vous trouverez des produits artisanaux, paréos et autres souvenirs, vous y serez accueillis par Valentine et Nelly avec le légendaire sourire polynésien.

Le Village est ensuite constitué d’une vingtaine de Fare (habitation traditionnelle), où le rez-de-jardin est destiné à l’exposition. L’étage est occupé par les familles habitants le village.

Du mardi au samedi, les habitants du village vous propose gratuitement un aperçu du grand spectacle qui a lieu en soirée au Tiki Village.

A partir de 13h, et pour une durée d’une vingtaine de minutes, vous pourrez assister aux danses et aux chants de nos artistes qui vous inviteront également à la danse avec eux.

Vous assisterez également à une démonstration de Pareo.

Dans le décor unique d’un petit village polynésien ourlé par le splendide lagon aux couleurs féeriques, la cérémonie de mariage tahitien est certainement le plus beau cadeau qu’un homme puisse offrir à sa future femme ou à son épouse pour leur anniversaire de mariage.

Costumes traditionnels, chant religieux tahitiens, tatouage, massages etc..

Découvrez les différentes formules pour célébrer votre amour de la plus belle façon.

 

Le Tiki Village est un petit site recréant l’atmosphère de la polynésie d'antan.
Un petit musée vous donnera quelques explications concernant le mode de vie des Polynésiens autrefois.
A votre arrivée au village, vous serez accueillis au son du ukulele. Après vous avoir conté les légendes traditionnelles, les artistes s'adonneront au chant et au ori tahiti, la danse traditionnelle. Les hommes quant à eux vous offriront une démonstration de haka et de danse du feu. 












Spectacle de Danse polynésienne du Tiki Village 






 

Ahi ma'a

Le ahi mā'a ou ahimā'a (en tahitien ahi signifie « feu » et mā'a, « nourriture ») désigne tant l'outil de cuisson et la technique que le mets préparé dans le four tahitien.

En tant qu'outil, c'est le four traditionnel polynésien pour cuire les aliments à l'étouffée. 

 

Déscription

Il s'agit d'un trou creusé dans la terre (de 50 à 80 cm de profondeur et 2 mètres de diamètre) au fond duquel on place du bois et des noix de coco sèches, le tout recouvert de pierres volcaniques et poreuses. Le bois consumé, les pierres sont chauffées au rouge ; elles sont recouvertes d'un tapis de feuilles vertes de bananier sur lesquelles on dispose la nourriture que l'on recouvre de nouvelles feuilles de bananier et de sacs humides ou d'une nappe tressée de feuilles de purau, puis de terre ou de sable. 

 

La taille du four varie selon la quantité de nourriture à cuire, ainsi que son usage.

Différents mets sont cuits dans un ahi mā'a :

  • avaro et faraoa 'ipo (pains paumotu et tahitien respectivement)
  • pua'a 'oviri (cochon sauvage) ;
  • uru (fruit de l'arbre à pain) ;
  • taro ;
  • fe'i (banane orange qu'on ne mange que cuite) ;
  • eia (poisson du large) ;
  • po'e (dessert (gelée) qu'on emballe, par petits paquets, dans des feuilles de bananier) ;
  • fāfā (un épinard local qu'on met dans une marmite) ;
  • manioc.

Traditionnellement, le ahi mā'a est préparé le samedi pour être ouvert le lendemain et servi après l'église ou le temple. 







 

 

 




lundi 10 octobre 2022

Pao Pao ou Cook, l’une des plus belles baies du monde

 

 Si l’on appelle aujourd’hui Cook, c’est bien évidemment, car le fameux explorateur du même nom est passé par là en septembre 1777. Néanmoins, son nom d’origine est Pao Pao et certains l’appellent toujours ainsi. Outre ce côté historique, cette baie impressionne pour ses couleurs, ses formes et son écosystème. Les monts Rotui et Toheia qui culminent respectivement à environ 900 mètres et 1 207 mètres dominent le lieu. Cette baie est immense et nous donne la sensation d’être tout petits à côté. C’est pour toutes ces raisons que des bateaux en provenance du monde entier viennent s’amarrer dans la baie de Cook. L’espace de quelques minutes, de quelques heures ou pour un séjour plus long, ces paysages grandioses vous en mettront plein les yeux. C’est aussi l’occasion de visiter des plantations d’ananas et de déguster les produits locaux issus de ces exploitations pour faire le plein d’exotisme. Une route se trouvant non loin de cette baie se nomme d’ailleurs la route des ananas !


 
















jeudi 6 octobre 2022

La véritable histoire des révoltés du Bounty

La mutinerie de cet équipage britannique est légendaire. Découvrez la suite de leur histoire, de leur fuite à leur traduction en cour martiale.


 Le 28 avril 1789, les hommes à bord du H.M.S. Bounty, un navire de la marine britannique commandé par le capitaine William Bligh, ont organisé une mutinerie légendaire. Après avoir passé plusieurs mois idylliques sur l’île de Tahiti, ces hommes souhaitaient établir une colonie au sein du Pacifique Sud.

 

Des îles paradisiaques. Un voyage homérique. Un équipage rebelle. Lorsque le H.M.S. Bounty quitta l’Angleterre en novembre 1787, ni son capitaine ni son équipage ne pouvaient se douter que leur paisible voyage se terminerait devant la cour martiale et aurait pour conséquence des générations de colons sur une île lointaine du Pacifique Sud.

Aujourd’hui célèbre pour sa mutinerie, le Bounty est devenu légendaire sur grand écran. Au 20e siècle seulement, près de cinq longs-métrages lui ont été consacrés. Cette épopée et ses imprévisibles conséquences, sont, elles, bien réelles.

 

CAP VERS TAHITI

Le Bounty était un navire de la Marine britannique. Sa mission, elle, était pacifique. Le vétéran capitaine William Bligh avait été chargé d’effectuer un voyage pour récolter des fruits à pain, une variété de fruits tropicaux au goût de figue. La Couronne britannique voyait là des rations nutritives et bon marché pour les esclaves des plantations de canne à sucre des Antilles britanniques.

À son bord, quarante-six hommes, dont deux botanistes, mais aucun officier hormis Bligh. Le navire voguait seul, sans la protection d’un autre bateau britannique. Bligh prévoyait un voyage paisible jusqu’à Tahiti, que le capitaine James Cook avait visitée en 1769. L’île était vue par les marins britanniques comme un paradis riche en fruits à pain.

En octobre 1788, après un voyage de dix jours sous la tempête, le Bounty débarqua enfin à Tahiti. L’île était aussi paradisiaque que ce que l’équipage imaginait. Ils en profitèrent pleinement. Ils furent accueillis par les Tahitiens, qui commercèrent avec eux et les invitèrent même dans leurs foyers. Ils établirent également des liens avec les femmes de l’île, qui leur échangeaient des faveurs sexuelles contre certains objets, comme des clous.

Le jour, l’équipage récoltait les fruits à pain et s’occupait des plants. La nuit, ils s’amusaient. Au cours des cinq mois passés sur l’île, plus de 40 % des hommes furent traités pour soigner des maladies sexuellement transmissibles, introduites à Tahiti des années auparavant par des explorateurs britanniques et français.

 

Portrait de Thursday October Christian, fils du mutin Fletcher Christian. Les mutins se sont établis sur les îles Pitcairn. Ils y ont fait de nombreux enfants avec les femmes autochtones. Leurs descendants vivent toujours sur l’île aujourd’hui.
 

L’ORIGINE DE LA MUTINERIE

Lorsque le Bounty reprit le large le 1er avril 1789, l’idée d’une mutinerie avait déjà germé dans l’esprit de l’équipage. Les hommes gardaient un souvenir paradisiaque de Tahiti. Bligh, réputé pour être un fervent disciplinaire, était contrarié par le manque de discipline de son équipage. Au cours du voyage, le capitaine se montrait « critique, insultant, mesquin et condescendant », selon les écrits de Sven Wahlroos, auteur et expert de l’histoire du Bounty. Il « semblait avoir pris plaisir à humilier tous ses officiers ». Il fit de Fletcher Christian un bouc émissaire, le punissant devant tout l’équipage. Le 27 avril, il accusa Christian d’avoir volé la réserve de noix de coco du navire et punit l’ensemble de l’équipage pour ce vol.

Bien que la véritable cause de la mutinerie soit toujours discutée par les historiens, il leur semble clair que pour Christian, l’accusation de son capitaine fut le coup de grâce. Le 28 avril, un groupe de révoltés commandés par Christian s’armèrent des mousquets qui se trouvaient sur le Bounty pour débarquer dans la cabine de Bligh et le faire prisonnier. Christian aurait déclaré à Bligh « Je suis en enfer depuis des mois avec toi ».

Puis vint le chaos. L’équipage du navire se divisa en deux factions : l’une fidèle à Bligh, l’autre déterminée à déserter. Les vingt-trois mutins isolèrent le capitaine ainsi que dix-huit autres hommes sur un bateau. Ils leur donnèrent quelques rations et un sextant pour les aider à la navigation, après quoi ils envoyèrent le bateau au large. Le Bounty était aux mains des rebelles.

 

 

Christian et son équipage, qui comprenait quelques otages encore fidèles à Bligh, souhaitaient établir une colonie. Ils jetèrent leur dévolu sur Tubuai, l’île des Tonga, à plus de 600 km au sud de Tahiti. Ils y rencontrèrent un groupe de natifs hostiles, qu’ils tuèrent. Ils retournèrent à Tahiti en quête de travailleurs et de ravitaillement. Les rebelles maquillèrent leur mutinerie et mentirent au sujet de leur mission car ils étaient certains que les chefs tahitiens, entretenant de bonnes relations avec la Grande-Bretagne, auraient refusé de les aider en apprenant ce qu’il s’était passé. Les Britanniques repartirent ainsi à Tubuai avec trente Tahitiens. Les hostilités avec les insulaires et les divisions au sein de l’équipage s'aggravèrent jour après jour. Les hommes abandonnèrent bientôt la lutte pour s’établir à Tubuai.

Lorsque les révoltés revinrent à Tahiti, ils découvrirent que leur mensonge avait été dévoilé. Pensant qu’une nouvelle mutinerie se préparait, Christian, désespéré, attira un groupe de Tahitiens à bord du Bounty pour festoyer, avant de les faire prisonniers et de mettre les voiles. Seize marins britanniques furent abandonnés à Tahiti.

Parallèlement, Bligh et ses fidèles poursuivaient leur voyage effréné de leur côté. En premier lieu, ils se dirigèrent vers une autre île des Tonga. Ils la quittèrent rapidement après la rencontre hostile avec ses occupants, qui lapidèrent le quartier-maître du navire. Les rations s’amenuisaient. L’équipage décida donc de mettre le cap vers une colonie hollandaise à Timor, à plus de 6 000 km de là. Après quarante-sept jours, ils débarquèrent et dévoilèrent la mutinerie à la Couronne.

Plusieurs marins périrent sur le voyage de retour vers l’Angleterre mais Bligh, lui, survécut. « J’ai perdu le Bounty », écrivit-il à sa femme juste avant son départ pour le Royaume-Uni. « Ma conduite a été exemplaire, et j’ai montré à tous que, dévoué comme je l’ai été, j’ai défié tous les ennemis de me faire du mal. »

 

L’APRÈS-COUP DE LA MUTINERIE

À son arrivée, Bligh fut traduit en cour martiale pour avoir abandonné son navire et acquitté. Le H.M.S. Pandora prit la mer depuis l’Angleterre avec pour mission de capturer les mutins. Lorsque l’équipage débarqua à Tahiti en mars 1791, ils firent quatorze mutins prisonniers, que Christian avait abandonnés. Le Pandora coula peu après, après avoir percuté la Grande Barrière de corail. Quatre des captifs encore enchaînés se noyèrent.


 


 

La Pointe Venus et son phare

Pointe Vénus et son phare demeurent encore méconnus. Bordé d’une sublime plage de sable noir, c’est le point le plus au Nord de l’île.

Pour l’anecdote, la Pointe Vénus tient son joli nom du capitaine James Cook qui, selon la légende, s’y est rendu afin d’observer le passage de Vénus devant le soleil en 1769.



 

Un lieu empreint d’histoire

En 1867, le capitaine Wallis arrive à Tahiti à bord du « Dolphin » et accoste alors dans la baie de « Matavai » après avoir navigué pendant plus de cinq mois à travers le Pacifique.

Avant d’accoster, le Dolphin avait d’ores-et-déjà longé les côtes de Tahiti et croisé de nombreuses baies propices au débarquement, toutes plus attrayantes les unes que les autres.

Pourquoi alors avoir choisi la baie de Matavai ?

Durant son périple au large de Tahiti, le capitaine Samuel Wallis avait essayé d’accoster dans de nombreuses baies : il avait en premier lieu opté pour  Mataiea,
Papeari et Taravao, au Sud de l’île, avant de se tourner vers l’Est, du côté de Mahaena.

Or, des centaines de pirogues à balancier se sont élancées du rivage afin de venir à la rencontre du Dolphin.
Le capitaine Wallis préféra ne prendre aucun risque et renonça donc à accoster devant ces manifestations hostiles.

Néanmoins, l’équipage, épuisé, est venu à manquer d’eau et de vivres, c’est pourquoi
ils décidèrent de jeter l’ancre, quoi qu’il advienne.

Ils optèrent pour la baie de Matavai, qui était incontestablement l’une des plus attrayantes.

Malheureusement, alors qu’ils se rendaient vers cette fameuse baie, le navire du capitaine Wallis heurta un rocher et le navire fut immobilisé
pendant plus d’une heure. très vite, des dizaines de pirogues affluèrent afin de mettre à sac le navire. Heureusement pour le capitaine, une bise fortuite permit de dégager le Dolphin qui dut battre en retraite, à la recherche d’un autre site de mouillage. Depuis lors, ce banc de corail se dénomme le « Banc du Dolphin », en mémoire à l’échouage du navire.

 

La Pointe Vénus, un incontournable de Tahiti

L’arrivée de Wallis dans la baie de Matavai marqua le début d’un siècle riche en évènements :

  • Le 13 Avril 1769 : Le capitaine James Cook arrive à Tahiti à bord de l’ Endeavour dans le dessein d’observer le transit de Vénus, initialement prévu pour le 3 Juin 1769. Cette expédition devait servir à calculer la distance du Soleil par rapport à la Terre. Aujourd’hui, ses notes demeurent une des sources d’informations les plus prolifiques sur l’ancienne société polynésienne.

 

  • Le 5 Mars 1797 : Les missionnaires de la London Missionary Society (LMS) accostent dans la baie de Matavai à bord du Duff et s’installent à la Pointe Vénus.

 

  • 1856 : Après une demande de construction en 1851, un fanal sidéral est finalement construit sur le site de la Pointe Vénus.

 

  • Août 1867 : Le 12 Avril 1864, une demande de construction est formulée concernant le phare, il est finalement terminé en Août 1867 et mis en service le 1er Janvier 1868.

 

  • 1953 : Le phare est surélevé d’un étage et ne sera électrifié qu’à partir de 1973.

Ce phare de la Pointe Vénus demeure le seul et unique phare de Tahiti, plus connu sous le nom de « Teara o Tahiti » en tahitien. Cette tour carrée de 8 étages et haute de 25 mètres fût édifiée en moellons et coraux par Thomas Stevenson, aidé de maçons tout droit venus de Mangareva.

Pour la petite anecdote, durant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la commune de Mahina (ville où est située le phare) avaient peint sur le phare des cocotiers afin de le camoufler et retirer ainsi tout point de repère à la flotte japonaise qui risquait de débarquer. Ce bâtiment, construit au beau milieu d’une cocoteraie, devint ainsi invisible.

Le phare était tellement bien caché qu’il arrivait même au gardien de ne pas le retrouver les soirs où il buvait. Il grimpait alors à un cocotier, pensant gravir les escaliers du phare.

Après avoir été délaissée après 50 ans au profit du port de Papeete, la Pointe Vénus retrouve aujourd’hui sa popularité auprès des étrangers et attire de plus en plus de touristes chaque année.

Toujours en activité de nos jours, le phare de la pointe Vénus se veut vestige de l’évolution de l’histoire du Pacifique guidant les navires à l’approche de Tahiti, il est également utilisé pour la navigation aérienne grâce à ses lentilles additionnelles pour faisceaux aériens.

La Pointe Vénus avec sa longue plage de sable noir, son eau émeraude, son phare mythique et son historique est un lieu plein de charme, un « indémodable » de Tahiti. Idéal pour tout type de tourisme : Tourisme culturel, sportif, de loisirs…

La Pointe Vénus, lieu empreint d’une forte histoire, symbole de la rencontre entre Européens et Polynésiens, est le lieu idéal où se promener, se baigner, faire du surf et en apprendre davantage sur l’histoire de la Polynésie.