Aqwaman : La Pie Bavarde.

Aqwaman : Le Martin Pêcheur.
Aqwaman : Le Moineau.
Un
oiseau nicheur sur quatre menacé
L’évaluation des 277
espèces d’oiseaux nicheurs en métropole révèle que 73 d’entre
elles sont actuellement menacées, soit plus d’une espèce sur
quatre (26%). Cette proportion est beaucoup plus élevée qu’au
niveau mondial, où 12% des espèces d’oiseaux sont menacées
d’extinction.
Les principales pressions responsables de leur
déclin sont l’intensification des pratiques agricoles,
l’urbanisation et le drainage des zones humides, entraînant
notamment la régression des bocages et des prairies naturelles.
Ainsi, le Râle des genêts souffre de la disparition des prairies
alluviales. Classé “En danger”, il a subi une diminution de 50 %
de ses effectifs en 10 ans. La Pie-grièche à poitrine rose est un
autre exemple d’espèce extrêmement rare qui risque de disparaître
de France. Classée “En danger critique”, elle ne compte plus
aujourd’hui que 30 à 40 couples sur notre territoire.
Les
pollutions dues aux hydrocarbures et la réduction des ressources
alimentaires liée au changement climatique affectent les oiseaux
marins, comme le Pingouin torda et le Macareux moine. Les tirs au
fusil et l’empoisonnement par des appâts toxiques menacent les
rapaces, pourtant protégés, comme le Milan royal.
Au
moins 15 espèces migratrices en danger ou vulnérable
L'hexagone
accueille également des populations importantes d’oiseaux
migrateurs (hivernants ou de passage), parmi lesquelles au moins 15
sont menacées.
Parmi ces espèces, on peut citer le Phragmite
aquatique, petit migrateur classé “Vulnérable”, victime de la
dégradation des milieux humides qui affecte ses haltes migratoires.
Le changement climatique entraine également le glissement vers le
Nord des aires d’hivernage de certaines espèces, non menacées à
l’échelle mondiale, mais qui ne sont désormais plus observées en
métropole qu’en très faibles effectifs. C’est le cas de la
Macreuse brune et du Cygne de Bewick, tous deux classés “En
danger”.
Des efforts de conservation encourageants
En
dépit de cette situation préoccupante, différents exemples
montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits.
La protection des rapaces, des hérons et des oiseaux coloniaux a
permis des reconquêtes encore inespérées il y a 40 ans. Les
actions de protection des zones humides engagées depuis trois
décennies ont contribué à améliorer la situation de certaines
espèces d’oiseaux d’eau. Et les plans nationaux d’action, mis
en place récemment, devront permettre d’accentuer les efforts
déployés pour les espèces les plus menacées.
Toutefois, la
réduction des pressions et le renforcement des actions sont
essentiels si l’on souhaite éviter de voir disparaître à
l’avenir des espèces de notre avis faune, ou que d’autres ne
deviennent menacées à leur tour. En effet, 26 espèces nicheuses et
10 espèces hivernantes et de passage ont été identifiées comme
“Quasi menacées” sur notre territoire.